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Drones

DJI Neo 2 ou Mini 4 Pro : lequel choisir ?

5 min de lectureL'équipe Fox Rider
Le drone DJI Neo 2 avec ses protections d’hélices, vu de face

Deux appareils, deux promesses opposées. Le DJI Neo 2 tient dans une main, décolle de la paume et vous suit tout seul. Le DJI Mini 4 Pro demande une radiocommande, un peu d’attention et vous rend en échange le contrôle total du cadre. Avant de réserver, la vraie question n’est pas « lequel est le meilleur » mais « est-ce que je veux être filmé, ou est-ce que je veux filmer ».

Deux réponses à deux questions différentes

Le Neo 2 affiche 151 g sans son émetteur-récepteur optionnel. Il se commande au geste ou avec une radiocommande DJI, et son suivi de sujet gère huit directions — avant, arrière, gauche, droite et les quatre diagonales — à des vitesses annoncées jusqu’à 12 m/s. Le Mini 4 Pro, lui, reste sous 249 g et se pilote à la radiocommande, avec une transmission O4 donnée pour 10 km en Europe.

Les deux portent le marquage européen C0, la classe la plus souple de la catégorie ouverte. Sur ce point précis, aucun des deux ne vous avantage.

Ce que le Neo 2 fait mieux

  • Il part et revient dans la main, sans zone de décollage dégagée, ce qui change tout sur un sentier ou une piste de ski.
  • Il vole avec des protections d’hélices, donc plus près des gens sans les inquiéter.
  • Il ne demande aucun pilotage : vous lancez un mode, il exécute, vous continuez votre activité.
  • Il coûte peu : DJI l’a annoncé à 239 € en Europe, soit une fraction du prix d’un Mini.

Sur le papier il tient la comparaison vidéo, avec de la 4K jusqu’à 100 ips — à condition d’utiliser la manette de mouvement ou la radiocommande, cette cadence n’étant pas disponible autrement. Sa détection d’obstacles combine vision monoculaire omnidirectionnelle, LiDAR frontal et infrarouge vers le bas, sur une plage de 0,5 à 15 m.

Ce que le Neo 2 ne fait pas

Son capteur est un 1/2 pouce de 12 MP ouvert à f/2,2. Face au 1/1,3 pouce de 48 MP du Mini 4 Pro, l’écart se creuse dès que la lumière baisse : sous-bois, fin de journée, temps couvert. C’est la limite la plus visible au montage, et elle ne se rattrape pas.

L’autonomie ensuite : environ 19 minutes, et 17 seulement avec les protections d’hélices montées, contre 34 minutes pour le Mini 4 Pro. Un vol de Neo 2 se compte en séquences courtes, pas en session de repérage. Enfin, la liaison vidéo passe par Wi-Fi en configuration de base — l’émetteur-récepteur O4 est un accessoire séparé — là où le Mini 4 Pro dispose d’emblée de la transmission longue portée.

Dit autrement : le Neo 2 vous filme, il ne vous laisse pas composer. Pas de plan large sur une vallée, pas de descente lente le long d’une façade, pas de repérage à 800 m.

Drone DJI Mini 4 Pro blanc hélices dépliées, vu de trois quarts sur fond blanc

Le Mini 4 Pro sait aussi vous suivre

C’est le point que l’on oublie souvent. Le DJI Mini 4 Pro embarque un suivi de sujet capable de tourner autour de vous, et sa détection d’obstacles omnidirectionnelle — vision dans toutes les directions plus infrarouge 3D vers le bas — le rend nettement plus serein en environnement encombré qu’un appareil qui ne regarde que devant lui. Vous perdez le décollage à la main et la légèreté extrême ; vous gagnez le mode « je me filme » et le mode « je filme le paysage », dans le même sac.

Avec 10,7 m/s de résistance au vent annoncés, une 4K jusqu’à 100 ips et 34 minutes d’autonomie, il couvre la journée entière avec deux batteries, ce qu’un Neo 2 ne fera jamais.

Gros plan sur le bloc caméra et les capteurs d'obstacles d'un drone DJI Mini

Trois situations, trois réponses

Vous partez seul faire du trail ou du ski. Personne ne tiendra la manette, vous voulez dix clips de vous en mouvement et rien d’autre : le Neo 2 est taillé pour cela, et sa légèreté extrême joue en sa faveur.

Vous partez en vacances ou en week-end à plusieurs. Il y aura des paysages, des façades, une plage vue d’en haut, peut-être une lumière de fin de journée : là, le suivi automatique ne suffit plus, il faut pouvoir monter, reculer, choisir sa hauteur. Le Mini 4 Pro est le bon outil.

Vous filmez pour un client ou pour un bien immobilier. La question ne se pose même pas : il faut le capteur, l’autonomie, la portée et la détection d’obstacles complète.

Un mot enfin sur les démarches, souvent mal comprises : la légèreté du Neo 2 ne vous en dispense pas. L’enregistrement de l’exploitant est obligatoire dès qu’un drone embarque un capteur susceptible de collecter des données personnelles, donc dès qu’il a une caméra, quelle que soit sa masse. Hauteur maximale de 120 m et interdiction de survoler un rassemblement de personnes s’appliquent également aux deux appareils.

Notre conseil, et ce que nous louons

Soyons clairs : le Neo 2 n’est pas à notre catalogue. Si vous cherchez uniquement à vous faire suivre pendant un trail ou une session de ski, sans jamais toucher une manette, c’est un achat qui se défend — nous préférons vous le dire plutôt que vous vendre autre chose.

En revanche, dès que vous voulez de vrais plans aériens, de la marge en basse lumière et une journée complète de vol, la location du Mini 4 Pro répond aux deux besoins à la fois. Et si la lumière du matin ou du soir est au programme, le Mini 5 Pro et son capteur 1 pouce prennent encore une longueur d’avance.

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