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Drones

HoverAir X1 ProMax ou DJI Mini 5 Pro ?

4 min de lectureL'équipe Fox Rider
Le drone HOVERAir X1 PROMAX replié, avec sa cage de protection noire

Le HoverAir X1 ProMax a un argument redoutable : il filme en 8K, se lance de la main, vous suit à 42 km/h et ne demande aucun pilotage. Le DJI Mini 5 Pro, lui, affiche « seulement » de la 4K. Sur une fiche produit, le combat semble plié. Sur le terrain, il ne l’est pas du tout.

8K contre 4K : la résolution n’est pas la qualité

Le HoverAir X1 ProMax filme en 8K à 30 images par seconde, et en 4K jusqu’à 120 ips, avec un capteur de 1/1,3 pouce. Le Mini 5 Pro plafonne à 4K/120 ips et Full HD à 240 ips, mais derrière un capteur 1 pouce de 50 MP.

Le nombre de pixels dit combien de points sont enregistrés. La taille du capteur dit combien de lumière chacun reçoit. Étaler 8K sur une surface de 1/1,3 pouce revient à découper la même quantité de lumière en beaucoup plus de morceaux : en plein soleil cela passe très bien, à l’ombre ou en fin de journée le bruit monte plus vite. C’est exactement là que le capteur 1 pouce du Mini 5 Pro creuse l’écart.

Autonomie et portée : deux mondes

  • Autonomie : le X1 ProMax est donné pour environ 16 minutes, et les essais indépendants descendent à 11-13 minutes en suivi actif. Le Mini 5 Pro annonce 36 minutes avec sa batterie standard.
  • Portée : le HoverAir se pilote depuis le téléphone, avec une portée annoncée jusqu’à 500 m en environnement dégagé — 250 m depuis un iPhone — et jusqu’à 1 km avec sa balise. Le Mini 5 Pro utilise la transmission O4+, donnée pour 10 km en norme CE.
  • Vent : DJI annonce 12 m/s de résistance sur le Mini 5 Pro, une valeur qui compte autant en bord de mer qu’en montagne.
  • Stockage : 64 Go internes et carte microSD jusqu’à 1 To côté HoverAir, 42 Go internes côté Mini 5 Pro.

Ces chiffres racontent une histoire simple : le HoverAir est conçu pour des séquences courtes, autour de vous. Le Mini 5 Pro est conçu pour une session de tournage.

Ce que le HoverAir fait vraiment mieux

Il ne faut pas le caricaturer. Ses 192,5 g, sa cage de protection intégrale et son décollage depuis la main en font l’outil le plus simple qui soit quand vous êtes seul et occupé à autre chose : VTT, trail, ski, escalade. Personne ne tient la manette, personne ne cadre, et le résultat est exploitable.

Un point mérite toutefois d’être connu : sa détection d’obstacles existe mais reste partielle — les tests relèvent une couverture arrière et latérale, sans protection frontale équivalente. À 42 km/h dans un single-track, cela se paie.

Qui décide du cadre ?

C’est la question de fond, et elle passe souvent inaperçue. Sur le HoverAir, vous choisissez un mode — orbite, éloignement, suivi de dos — et l’appareil exécute une trajectoire préprogrammée. Le résultat est propre, régulier, et toujours centré sur vous. C’est parfait pour du contenu personnel ; c’est très limitant dès qu’il faut raconter autre chose que soi.

Sur le Mini 5 Pro, vous décidez de tout : la hauteur, l’axe, la vitesse d’approche, le moment où la caméra s’incline. Sa nacelle roule de −180° à 45°, soit 225° d’amplitude, ce qui permet de filmer à la verticale sans recadrer — utile si la vidéo finit sur un format mobile. Le drone enregistre en 10 bits avec les profils D-Log M et HLG, jusqu’à 130 Mb/s : de la matière pour étalonner au montage, pas seulement un fichier prêt à publier.

La contrepartie est honnête : il faut piloter, et donc apprendre. Comptez une première heure de prise en main avant de tenter le plan qui vous tient à cœur.

Le poids et la réglementation : match nul

Beaucoup pensent que le HoverAir échappe à la réglementation grâce à sa légèreté. C’est faux, et dans les deux sens. Avec 192,5 g il reste sous le seuil des 250 g, comme le Mini 5 Pro et ses 249,9 g, et vole donc en sous-catégorie A1 tout comme lui. Les mêmes règles s’appliquent aux deux : hauteur maximale de 120 m, interdiction absolue de survoler un rassemblement de personnes, et enregistrement de l’exploitant obligatoire dès lors que l’appareil embarque un capteur susceptible de collecter des données personnelles, ce qui est le cas de toute caméra.

Deux randonneurs en plein saut sur une crête aux roches multicolores, sous un ciel nuageux

Drone DJI Mini suivant en vol deux personnes qui courent dans une prairie

Lequel pour un week-end de sport ?

Si votre seul objectif est de rapporter dix clips de vous en action, sans jamais vous soucier du cadre, le HoverAir fait le travail — il n’est pas à notre catalogue et nous n’allons pas prétendre l’inverse.

Si vous voulez rapporter un film : des plans larges sur la vallée, une descente le long d’une crête, une lumière de fin de journée qui tient au montage, alors c’est le DJI Mini 5 Pro qu’il vous faut, et il se loue au week-end. Pour un budget plus serré, le Mini 4 Pro conserve 34 minutes d’autonomie et la même liberté de cadrage, avec un capteur 1/1,3 pouce.

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