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Événementiel

Photobooth instax : installer son coin photo

5 min de lectureL'équipe Fox Rider
Appareil photo instantané Fujifilm instax WIDE Evo et son tirage grand format, vu de face et de dos

Un coin photo réussi ne se reconnaît pas à son décor mais à une chose : il tourne sans vous. Les invités s’en emparent au dessert, la pile de tirages monte toute seule sur la table, et personne ne vient vous chercher au milieu de la piste parce que « ça ne marche plus ». Voilà ce qu’il faut régler avant la soirée pour en arriver là.

Le format compte plus que le décor

Un tirage instax WIDE mesure 62 × 99 mm de partie image, contre 62 × 46 mm pour un tirage au format mini. À surface comparée, cela fait plus du double. Ce n’est pas un détail esthétique : c’est ce qui décide si trois personnes tiennent dans le cadre en restant reconnaissables, et si le tirage supporte une signature ou un mot dans sa marge blanche. Un livre d’or photo se construit en grand format, ou ne se construit pas.

Distance, lumière, fond : le trio à régler avant tout

L’instax WIDE Evo est équipé d’un objectif de 16 mm en équivalent 24 × 36, ouvrant à f/2,4. C’est très large — le plus large jamais monté sur un instax, selon Fujifilm. Un grand-angle pardonne les groupes serrés mais éloigne vite les visages : au-delà de deux ou trois mètres, vos invités deviennent des silhouettes dans un décor. Placez la marque au sol à environ un mètre cinquante de l’appareil et tenez-vous-y.

Pour la lumière, un repère utile : Fujifilm annonce sur l’instax WIDE 400, le modèle entièrement argentique de la gamme, un flash efficace de 0,9 à 3 m. C’est la profondeur exploitable d’un coin photo instantané. Tout ce qui est au-delà — la salle, la piste, les gens qui passent — ressortira sombre. Autant en faire un choix : un fond uni tendu juste derrière les invités vaut mieux qu’une jolie perspective qui virera au noir.

Le fond, justement, se joue à la fixation. Un drap qui glisse en cours de soirée finit sur les épaules des invités. Deux pinces à cuve ou quelques pastilles adhésives haut et bas, et le sujet est clos.

Tirages photo grand format éparpillés en désordre, portraits et paysages mêlés

Le débit : seize secondes et une manivelle

Chaque tirage sort en 16 secondes environ, après que l’on a validé l’image sur l’écran de 3,5 pouces et actionné la manivelle d’impression. Ce geste est la meilleure et la pire caractéristique du WIDE Evo : la meilleure, parce qu’il évite de gâcher du film sur une photo ratée ; la pire, parce qu’il crée un point d’attente si personne ne l’assume.

La parade tient en une phrase : séparez la prise de vue du tirage. Un référent — un témoin, un ami désigné — déclenche, laisse le groupe repartir, imprime en série et dépose les tirages sur une table à part. La file avance, la table se remplit, et vous récupérez au petit matin un livre d’or que personne n’a eu à surveiller.

Main triant des tirages photo étalés sur une table en bois

Trois appareils, un seul se loue

Autant le dire franchement : sur les trois modèles qui reviennent dans toutes les recherches, un seul est au catalogue Fox Rider.

ModèleFonctionnementTirageChez Fox Rider
instax WIDE EvoHybride : écran, on choisit ce que l’on imprime62 × 99 mmEn location
instax WIDE 400Entièrement argentique, 4 piles AA62 × 99 mmNon proposé
instax mini EvoHybride, mais petit format62 × 46 mmNon proposé

Le WIDE 400 reste un excellent appareil de vacances, très simple, qui avale environ dix cartouches sur un jeu de quatre piles alcalines. Mais il imprime tout ce qu’il photographie : sur une soirée, chaque yeux fermés se paie. Le mini Evo, lui, offre la même intelligence hybride dans un tirage deux fois plus petit — parfait en poche, frustrant en livre d’or. Le WIDE Evo réunit les deux qualités qui comptent ici, l’écran et le grand format, et c’est pour cela qu’il est le seul que nous louons.

Le montage, en dix minutes

  • Une table stable à hauteur de poitrine, ou un trépied si vous en avez un : posé sur une nappe, l’appareil finit par glisser.
  • Une prise à moins de deux mètres. La batterie du WIDE Evo est interne, tient environ 100 impressions par charge et met 2 à 3 heures à se recharger : on ne recharge pas en pleine soirée, on laisse branché.
  • Une marque au sol à un mètre cinquante, en gaffer ou en craie.
  • Un fond uni tendu, pas drapé.
  • Une seconde table pour les tirages, avec des feutres fins et, si vous voulez le livre d’or, un album à pochettes ouvert.
  • Un panneau court avec trois consignes maximum. Au-delà, personne ne lit.

Ce que ce coin photo ne fera pas

Il ne sortira pas deux exemplaires de chaque photo : chaque tirage consomme une vue, et un doublon coûte le prix d’une nouvelle photo. Il ne servira pas non plus de borne en libre-service intégral, parce que l’appareil imprime aussi les images envoyées depuis un téléphone en Bluetooth — une belle fonction dont dix invités enthousiastes viendront rapidement à bout. Et il n’imprimera évidemment pas de vidéo : si vous voulez aussi du mouvement, c’est un autre appareil, posé ailleurs dans la salle.

Pour le reste, c’est probablement le meilleur rapport entre le souvenir produit et le temps que vous y passerez. À condition de louer plutôt que d’acheter : un appareil instantané haut de gamme qui sert un seul soir dort ensuite dans un tiroir.

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