DJ & sono
Préparer sa clé USB rekordbox avant le jour J

La console est réservée, la salle est trouvée, la playlist est dans votre tête. Reste la seule chose que personne ne peut faire à votre place : préparer la clé USB. C’est un travail de trente minutes à faire chez vous au calme, et c’est exactement ce qui sépare une installation en dix minutes d’une heure de panique devant les invités.
À savoir avant de vous projeter : le matériel DJ ne s’expédie pas. Il se retire et se rend en main propre à Lyon 3 (2 Impasse du Lutin, 69003 Lyon), sur rendez-vous. La franchise de 200 € se règle sur place à la remise et vous est rendue au retour.
Voici la marche à suivre, dans l’ordre, pour une console autonome de type XDJ-RX3.
Une clé USB, pas un disque dur ni un téléphone
Prenez une clé USB dédiée à la soirée, et rien d’autre dessus. Pas la clé de travail, pas celle avec les photos de famille. Une console lit une arborescence : moins il y a de fichiers parasites, plus le chargement est rapide et plus la recherche à l’écran reste lisible.
Une console autonome ne lit pas non plus la musique d’un téléphone branché en USB, ni un service de streaming hors ligne. Ce que vous jouerez ce soir-là, ce sont des fichiers que vous possédez, copiés sur la clé.

Le formatage : le point qui bloque le plus souvent
Une clé neuve sortie d’usine, ou une clé formatée sous Windows en NTFS, ne sera pas forcément lue. La fiche technique du XDJ-RX3 liste les systèmes de fichiers acceptés : FAT16, FAT32, exFAT et HFS+. NTFS n’y figure pas.
En pratique, choisissez FAT32 ou exFAT : ce sont les deux systèmes que Windows comme macOS proposent au formatage, et tous deux figurent dans la liste acceptée par la console. Si vous hésitez, prenez FAT32 : sa limite de taille par fichier est très au-dessus du poids d’un morceau de musique, elle ne vous concernera pas.
Côté fichiers, la même fiche technique donne les formats lus : MP3, AAC, WAV, AIFF et FLAC. Un morceau acheté en ALAC ou dans un format exotique doit être converti avant, pas sur place.

Analyser tous les morceaux dans rekordbox, chez vous
C’est l’étape que l’on saute et que l’on regrette. rekordbox analyse chaque morceau pour en extraire le tempo, la grille rythmique et la forme d’onde. Sans cette analyse, la console affiche un trait plat, le BPM est faux ou absent, et la synchronisation ne sert à rien.
Lancez l’analyse sur l’intégralité de votre sélection et laissez tourner : sur plusieurs centaines de titres, cela prend du temps, et ce temps doit être consommé chez vous. Une fois la bibliothèque analysée, passez en mode Export dans rekordbox, sélectionnez la clé dans l’arborescence, et transférez playlists et morceaux vers elle. Les informations d’analyse partent avec les fichiers.

Des points de repère et des playlists qui tiennent debout
Posez vos points de repère à froid, pas en soirée. Sur chaque morceau que vous comptez vraiment jouer, placez au minimum un repère au premier temps de l’entrée utile, et un autre au début du refrain ou du drop. Le soir venu, vous saurez entrer où il faut sans écouter dix secondes au casque.
Structurez ensuite vos playlists par moment plutôt que par genre : arrivée des invités, repas, ouverture de bal, montée, fin de soirée. Un dossier « Ambiance dîner » vous sauvera davantage qu’un dossier « House 2019 » quand un convive viendra vous parler pendant que le morceau se termine.
Un mot sur les bibliothèques. rekordbox propose désormais deux formats de bibliothèque sur clé, l’ancien Device Library et le plus récent OneLibrary. Le XDJ-RX3 figure dans la liste officielle du matériel compatible avec les deux, donc aucune inquiétude de ce côté. Si vous jouez ensuite sur du matériel plus ancien, restez sur le format classique.
La clé de secours, sur le second port
Le XDJ-RX3 possède deux ports USB-A pour les clés. Utilisez-les tous les deux. Copiez la même sélection sur une seconde clé et laissez-la branchée toute la soirée : si la première est corrompue, mal reconnue ou arrachée par un câble, vous basculez sur l’autre en trois secondes au lieu d’expliquer à cent personnes que la musique s’arrête.
Cette seconde clé sert aussi à passer la main. Si un ami veut jouer une heure, il branche la sienne sur le port libre pendant que la vôtre continue de lire.
La veille au soir : cinq minutes de vérification
Rebranchez la clé sur votre ordinateur et vérifiez trois choses. Que le nombre de morceaux correspond à ce que vous avez exporté. Que vos playlists apparaissent bien, avec leurs noms. Que les fichiers les plus importants de la soirée — l’entrée des mariés, la première danse — s’ouvrent réellement.
Éjectez proprement la clé plutôt que de la retirer à la volée : une éjection sauvage en pleine écriture est la première cause de bibliothèque illisible sur place.
Notre Pioneer DJ XDJ-RX3 part avec son firmware à jour et ses deux ports USB testés, et si vous prévoyez d’alterner avec du vinyle, ses entrées PHONO accueillent directement une paire de platines Technics SL-1210 MK2. Le reste, la musique, ne dépend que de vous — et de la demi-heure que vous y aurez consacrée avant de partir.
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