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Prestations

Ce que devient un rush après le tournage

3 min de lectureL'équipe Fox Rider
Personne assise devant plusieurs écrans de montage vidéo dans une pièce sombre

Le tournage est la partie visible d’une prestation, et la plus courte. Ce qui suit se passe seul, en atelier, et occupe généralement plus d’heures que la captation elle-même. Comme c’est invisible, on l’oublie au moment de décider — et c’est précisément là que les malentendus se fabriquent.

Cinq étapes, dans cet ordre

  • La copie. Les cartes se vident sur deux disques différents avant tout le reste. Une carte qu’on efface avant d’avoir deux copies, c’est une journée perdue pour rien.
  • Le tri. On regarde tout et on jette beaucoup. C’est l’étape la plus longue et la moins spectaculaire : sur une journée, il reste rarement plus d’un dixième du matériel.
  • Le montage. On ordonne, on coupe, on cale le rythme. C’est ici que le film prend sa forme, et c’est ici que le déroulé écrit avant le tournage sert vraiment.
  • L’étalonnage. On harmonise les couleurs d’un plan à l’autre. C’est ce qui distingue un film d’une suite de séquences : sans lui, chaque changement de pièce se voit comme un changement de caméra.
  • L’export. Un film ne se livre pas dans un format unique : ce qui va sur un site, sur un réseau social ou sur un écran de salle ne se prépare pas pareil. C’est pour ça que je demande dès le départ ce que vous voulez recevoir.

Ligne de montage vidéo affichée à l’écran : pistes empilées et vignettes d’images

Trois choses que le montage ne rattrapera jamais

Un son couvert par la salle, d’abord : on peut atténuer un bruit de fond, on ne peut pas séparer une voix d’un brouhaha où elle est noyée. Une scène qui n’a pas été filmée, ensuite — c’est évident dit comme ça, et c’est pourtant la demande que je reçois le plus souvent après coup. Et un cadre raté, enfin : sur une caméra classique il n’y a aucune marge autour de l’image, contrairement à une prise 360 où l’on choisit encore l’angle après.

Le montage se demande à part, et c’est volontaire

Dans le formulaire de demande, le montage est une case à cocher parmi les autres, pas un supplément automatique. Deux raisons. La première : beaucoup de clients ont quelqu’un qui monte déjà — une agence, un service communication, un ami. La seconde : le montage se chiffre au temps qu’il demande, et ce temps dépend de ce que vous voulez, pas de la durée du tournage. Un aftermovie de deux minutes et un film de quinze minutes partent des mêmes rushes et ne demandent pas le même travail.

Tirages photo étalés en éventail sur une table en bois

Les fichiers bruts, et le papier

Vous pouvez demander les rushes en plus du film monté, et c’est légitime — mais sachez ce que vous recevrez : des dizaines de gigaoctets de fichiers non triés, non étalonnés, dont l’essentiel ne sera jamais regardé. Ils servent si quelqu’un doit remonter autre chose plus tard. Ils ne servent à rien pour « garder des souvenirs ». Pour ça, ce qui marche vraiment, ce sont quelques photos imprimées : un tirage a une durée de vie qu’un dossier partagé n’a jamais eue.

Si vous montez vous-même, organiser et partager ses vidéos après le tournage décrit la même chaîne côté locataire, et les logiciels de montage gratuits font parfaitement l’affaire pour commencer. Pour du 360, comptez une machine plus solide : monter une vidéo 360 donne les vrais ordres de grandeur.

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