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Filmer un séminaire : ce qu’on en fait après

Une journée d’entreprise, ça se filme facilement et ça se rate discrètement. Le tournage se passe bien, les fichiers arrivent, et six mois plus tard personne ne les a ouverts. La cause est presque toujours la même : on a filmé « la journée », sans avoir décidé à quoi les images serviraient. Or l’usage ne se choisit pas au montage, il se choisit au cadrage.
Quatre usages, quatre tournages différents
- L’aftermovie. Deux minutes, du rythme, des visages, très peu de paroles. Il se tourne en plans courts et en mouvement, et il se moque du contenu des interventions.
- Le replay d’une intervention. Là c’est l’inverse : caméra fixe, cadre stable, et surtout un son propre pris à la source. Sans le son, il n’y a pas de replay, quelle que soit l’image.
- Les portraits d’équipe. Ils demandent du calme et cinq minutes par personne, donc un créneau à part dans le programme. Coincés entre deux ateliers, ils ressemblent à des photos d’identité.
- Les photos pour la presse ou le site. Elles se cadrent au format du support, avec de la place autour du sujet pour qu’on puisse recadrer. C’est une contrainte technique qui se décide avant, pas une préférence esthétique.

Le son décide plus que l’image
Dans une salle de séminaire, l’image est presque toujours bonne : la lumière est prévue pour qu’on voie l’orateur. Le son, lui, part mal. Une caméra au fond de la salle enregistre la ventilation, les chaises et le brouhaha, avec un peu d’orateur au milieu. La bonne réponse est de se brancher sur la sonorisation existante, ou de poser un micro sur l’intervenant. C’est la question que je pose en premier quand la demande parle de replay — avant même le nombre de caméras.
Les personnes filmées, et ce qu’elles acceptent
Un salarié n’a pas choisi d’être à l’image. Ici aussi, l’usage décide : une vidéo réservée à l’intranet et une vidéo publiée sur le site ou les réseaux ne demandent pas le même accord, et chacun doit savoir avant le tournage à laquelle des deux il participe. La règle générale est celle que détaille ce que dit la loi sur les personnes filmées, et elle ne change pas parce que le tournage a lieu au travail.

Le papier, qu’on oublie toujours
Des tirages distribués le soir même, c’est l’option la plus simple de la liste et celle dont on parle le plus longtemps. Une photo qu’on emporte dans sa poche a une durée de vie qu’un dossier partagé n’a pas. Elle se demande comme les autres, dans le formulaire, et elle se prépare : imprimer sur place suppose une table, une prise et quelqu’un pour s’en occuper pendant que je filme. Installer un coin photo montre à quoi ça ressemble quand c’est bien posé.
Et si ce sont vos équipes qui tiennent la caméra, louer du matériel pour un évènement d’entreprise les aidera à choisir l’équipement selon l’usage prévu.
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