Prestations
Un commerce, une chambre d’hôtel, une salle de réception

Presque tout ce qui s’écrit sur la visite immersive parle d’appartements à vendre. Or beaucoup de lieux à montrer ne se vendent pas : ils se louent à l’heure, à la journée ou à la nuit. Une salle de réception, une chambre d’hôtel, une boutique, un plateau de bureaux. Le matériel est le même, la méthode change, parce que le visiteur ne se pose pas la question « est-ce que je vivrais là » mais « est-ce que ce que j’ai à faire tient là-dedans ».
Une chambre d’hôtel est un produit, pas un logement

Un hôtel ne vend pas une chambre, il vend une catégorie. Ce que la visite doit établir, c’est que la chambre standard ressemble bien à ce qu’on en montre — d’où la règle que j’applique : on capte la chambre la plus ordinaire de la catégorie, pas la plus belle. Une visite immersive de la suite quand on réserve une double est une promesse qu’on ne tiendra pas, et l’écart se paie en commentaires. Le reste est de la mise en scène d’hôtellerie classique : lit fait comme au service, rideaux ouverts, lampes de chevet allumées, salle de bain sans aucun effet personnel. Et une station dans la salle de bain, toujours : c’est la première chose que le voyageur veut voir, et souvent la seule qui manque.
Une salle se juge vide, et c’est contre-intuitif

Le premier réflexe d’un propriétaire de salle est de montrer une soirée réussie : tables dressées, lumières tamisées, monde partout. C’est une belle image, et c’est la mauvaise pour une visite immersive. Celui qui cherche une salle veut y installer SON événement, pas admirer celui d’un autre — et il a besoin de compter. Combien de tables rondes tiennent, où sont les prises, où passe le traiteur, où est la porte de service, quelle est la hauteur sous plafond au-dessus de la piste. Une salle vide répond à tout ça ; une salle décorée répond à une seule question, celle d’une autre personne. Je capte donc la salle nue, et je garde éventuellement une station décorée à la fin, comme une illustration et pas comme la visite.
Un commerce est plein, et c’est le sujet

Exactement l’inverse de la salle. Une boutique vide n’est pas rassurante, elle est morte : le stock, l’étalage, l’enseigne allumée, c’est le fonds de commerce lui-même. Ici la visite immersive sert à autre chose qu’à louer — elle sert à donner envie de pousser la porte, à montrer qu’on est accessible, à rassurer quelqu’un qui ne connaît pas le quartier. Deux stations suffisent souvent : une devant la vitrine, une au centre de la surface de vente. Le vrai sujet devient la fréquentation. On tourne à l’ouverture ou à la fermeture, personne dans le champ, ou alors on prévient, on affiche, et on assume — mais ça, c’est la section suivante.
Des bureaux : on montre une capacité, pas une décoration

Pour un plateau, une salle de réunion ou un espace partagé, la question du visiteur est comptable : combien de postes, quelle connectivité, quel accès, quelle lumière naturelle à quelle heure. Une visite immersive répond très bien à la première et très mal aux autres, donc on l’accompagne. Deux ou trois annotations posées dans la visite — la surface, le nombre de places assises, l’étage — valent mieux qu’une station de plus. C’est le cas où une courte vidéo classique ajoutée au livrable rend le plus service : la 360 montre le volume, la vidéo montre le trajet depuis l’ascenseur, et personne ne confond les deux.
Ce qui change dans ma façon de travailler
Trois choses, et elles se règlent toutes avant. Les horaires d’abord : un lieu ouvert au public se capte hors service, tôt le matin ou après la fermeture, sinon on filme des clients. Les personnes ensuite — salariés, clients, passants derrière une vitrine : dans un commerce, il faut prévenir l’équipe, afficher à l’entrée, et convenir de ce qu’on fait des visages qui traversent quand même. C’est plus simple qu’il n’y paraît, mais ça se décide avant, pas devant la caméra. Les marques enfin : une enseigne, une affiche, une œuvre au mur appartiennent à quelqu’un, et un lieu commercial en est rempli. Dans la plupart des cas ça ne pose aucun problème ; dans un musée, une galerie ou un showroom sous licence, ça se vérifie.
Le point commun de ces quatre lieux, c’est qu’ils ont un usage écrit quelque part : une fiche de réservation, un contrat de location, une plaquette commerciale. C’est ce document-là que la visite doit servir, et pas l’inverse. Quand on me confie un lieu professionnel, je demande donc à le lire avant de venir : il dit ce qu’on promet au client, donc ce que la visite doit rendre vérifiable. Une salle annoncée pour cent vingt personnes assises doit se voir comme une salle de cent vingt places ; si l’image ne le montre pas, ce n’est pas l’image qu’il faut retoucher, c’est le nombre et la place des stations qu’il faut revoir.
Pour filmer soi-même son point de vente, filmer son commerce à Lyon donne la méthode courte, et caméra 360 ou caméra d’action aide à choisir l’outil selon ce que le spectateur doit pouvoir faire. Côté entreprise, le matériel audiovisuel pour un événement d’entreprise couvre la partie captation d’événement. Et si vous voulez qu’on vienne s’en occuper, décrivez le lieu, ses horaires et ce que le visiteur doit pouvoir compter dans une demande de prestation pour un lieu professionnel.
Dans la même rubrique
PrestationsTirages photo offerts avec une prestation : le principe
Mariage, anniversaire, baptême, séminaire ou soirée : chaque prestation comprend un lot de tirages papier offert. Voici comment cela fonctionne.
4 min de lecture
PrestationsPréparer un logement avant une captation immersive
Ce qui se passe dans l’heure qui précède mon arrivée décide de la moitié du résultat. Voici ce qui sort, ce qui s’allume, et ce qu’on ne peut pas rattraper après.
5 min de lecture
PrestationsCe qu’une visite immersive ne montre pas
Une visite à 360 degrés montre tout ce qui se photographie. Le reste — le bruit, le voisinage, les communs, les vrais volumes — n’y entre pas, et il vaut mieux le dire avant.
5 min de lecture